Corps de garçons, corps de filles et sports de combat

Cours de bartitsu, © James Marwood (Flickr)

Cours de bartitsu, © James Marwood (Flickr)

Il existe donc des sports de combat mixtes. Vive le bartitsu et l’escrime médiévale !

Je n’ai jamais bien compris cette manie de séparer systématiquement les hommes et les femmes dans les pratiques sportives, et notamment dans les sports de combat. Dans ce genre de disciplines, il existe déjà, dans la plupart des cas, une organisation en classes de poids. Ce qui fait que, par exemple, les plus de 90 kg ne peuvent affronter que les plus de 90 kg. On comprends aisément l’intérêt d’un tel fonctionnement : face au crochet du droit d’un colosse de 110 kg, une personne de 45 kg se retrouverait vite mal… Ce qui est moins compréhensible, c’est d’ajouter à ce premier niveau d’organisation, une autre séparation : entre les hommes et les femmes.

Pourquoi cela ? Il faut qu’on m’explique. Qu’est-ce qui distingue vraiment un boxeur de 70 kg d’une boxeuse du même poids ? Ou deux judokas de même gabarit mais de sexe différent ? J’entends déjà les partisans de ladifférencedessexes – faut dire qu’ils sont nombreux, et bruyants – me dire : Oui mais les garçons, ils ont plus de musculature que les filles… blablabla… On n’y peut rien, c’est la nature… blabla…

Putain de nature.

Déjà, c’est faux. Dit comme cela en tout cas. Il existe des différences physiques de moyenne entre les hommes et les femmes. C’est-à-dire que si on prend 100 personnes de chaque sexe et qu’à tous on fait passer les mêmes tests, à la fin on constate qu’en moyenne les hommes sont plus grands que les femmes, plus lourds, qu’ils peuvent porter plus de poids, etc. Cela dit, ces différences de moyenne n’empêchent nullement que, individuellement, un grand nombre nombre de femmes soient plus grandes, ou plus lourdes, ou plus fortes (ou tout ça à la fois) que bien des hommes.

Et puis, est-ce qu’il faut vraiment s’étonner de ces différences de moyenne quand les différences de traitement des corps masculins et féminins sont aussi importantes. Un exemple : dans le club de handball de ma copine, les garçons ont droit à trois entraînements par semaine quand les filles n’en suivent que deux. Cet écart est vraie quel que soit l’âge des joueurs et joueuses. Dès lors, il me semble normal et logique que, les années passants, les écarts de niveaux entre les uns et les autres s’accroissent, qu’à force les résultats des garçons et des filles deviennent vraiment différents ! Et la « nature » n’a pas forcément grand chose à voir là dedans.

Je disais donc, il existe des sports de combats mixtes. Et c’est une bonne nouvelle. Car même si, parait-il, à entrainement égal les hommes développent un peu plus de musculature que les femmes (mais encore faudrait-il que les entrainements soient égaux), il existe un moyen simple d’atténuer ces différences de moyenne entre le physique des hommes et celui des femmes. Ce moyen, on y revient, c’est d’organiser les combattants par classe de poids. Alors évidemment qu’il y aura davantage d’hommes dans les catégories « lourdes », et des femmes dans les poids plus légers. Et alors ? Puisque, à poids égal, les différences de musculature sont minimes entre un boxeur de 60 kg et une boxeuse de 60 kg, je demande à ce qu’on les fasse combattre ensemble.

Pour le plaisir simple de voir quelques nanas flanquer des raclés à des hommes pourtant sportifs. Et, ainsi, casser les clichés.

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Classé dans Sexes, genre, sexualités

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