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Histoire de l’Aveyron (1)

Bien sur, il est anachronique de parler d’Aveyron dans les millénaires les plus anciens de notre histoire. Mais je voudrais ici proposer une histoire des populations qui ont traversé ou vécu sur le territoire qu’on nomme aujourd’hui Aveyron. Pour cela, je suis obligé d’adopter souvent une perspective plus large (régionale, européenne voire mondiale) pour bien comprendre les mutations locales. Cet article ayant pour but d’être poursuivi et amélioré au fur et à mesure de lectures et découvertes, n’hésitez pas à communiquer toute remarque ou commentaire.

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Google Maps, © Google

 

Le temps des chasseurs-cueilleurs (périodes paléolithique et mésolithique)

Chaque spécialiste a sa propre réponse à la question : Quand commence l’humanité ? En fonction de la définition que l’on en donne, on peut faire remonter l’apparition des premiers hominidés à 5, 15 voire 40 millions d’années avant notre ère. Si l’on se concentre sur le genre Homo proprement dit, on situe son apparition il y a un peu plus de 2,5 millions d’années. Le genre Homo, dont nous faisons partie, est à ses débuts foisonnants. Plusieurs espèces différentes d’hommes cohabitent. Une seule a survécu jusqu’à aujourd’hui, les Homo sapiens – c’est-à-dire nous.

Le continent africain est le berceau de toutes ces espèces d’humains. Quelques groupes d’Homo Erectus vont quitter l’Afrique pour explorer le reste du monde. On soupçonne leur présence sur l’actuel territoire français à partir de 1 800 000 ans avant notre ère. Ils vont vivre de chasse, de pêche et de cueillette pendant très longtemps. L’espèce évoluera doucement pour donner, vers – 100 000 ans, les Hommes de Néandertal.

La période dont nous parlons est donc extrêmement longue. Quasiment deux millions d’années ! Soit deux mille milliers, ou vingt-mille siècles ! Une durée si incroyable que nous peinons d’ailleurs à bien l’imaginer. Durant ce laps vertigineux de temps, ces premiers Européens vont connaître quatre périodes de glaciation, entrecoupées par des réchauffements climatiques. Bien sur, ces glaciations et ces réchauffements se font sur la longue durée, et les chasseurs-cueilleurs, sur le temps d’une génération, ne voyaient pas forcément de leur vivant leur environnement changer.

Au plus fort de la glaciation, une épaisse couche de glace recouvrait tout le nord de l’Europe, à peu près jusqu’au niveau de Londres. La France échappe en bonne partie aux glaciers, mais elle se composait alors de paysages qui n’avaient pas grand chose à voir avec ceux que nous connaissons : une sorte de toundra, de la steppe, et des forêts. Le niveau des mers était bien plus bas, et on pouvait traverser la Manche à pieds. L’Aveyron ressemblait alors à l’actuelle Sibérie, peuplée de mammouths, de rennes, d’aurochs, de bouquetins. Les hauts plateaux de l’Aubrac formaient un large glacier.

Au plus chaud, les glaces fondaient, les sols, gorgés d’eau, voyaient naitre une forêt dense. Pour les chasseurs-cueilleurs, la vie dans les périodes chaudes n’était donc pas forcément plus facile que pendant les ères glaciaires : les plus gros animaux avaient fui vers le Nord, et il fallait apprendre à traquer les gibiers restants à travers les arbres.

Les Homo Erectus qui étaient restés en Afrique et au Moyen-Orient ont évolué eux d’une façon différente : ils deviennent les Homo sapiens, c’est-à-dire nos ancêtres directs. Ils arrivent en Europe il y a 40 000 ans, via le Moyen-Orient principalement, et peut-être le détroit de Gibraltar. Peu à peu, ces nouveaux arrivants vont coloniser l’ensemble de l’Europe.

Homo sapiens et Hommes de Néandertal vont cohabiter pendant 10 000 ans. Les Néandertals étaient peu nombreux, avec sans doute une population totale sur l’ensemble de l’Europe de moins de 20 000 individus. Il y avait donc de la place pour les nouveaux venus. On sait pourtant que les deux espèces se sont rencontrés. Elles ont même pu partager à l’occasion des grottes, fait du troc, quelques échanges… et même avoir ensemble quelques enfants (4% de nos gènes seraient d’origine néandertalienne).

Les Hommes de Néandertal vont disparaître assez brutalement. Alors qu’ils étaient présents en Europe depuis 100 000 ans, ayant traversé plusieurs glaciations, leur espèce va mourir en 5000 ans à peine (à l’échelle de l’évolution, c’est très rapide).

La question est : pourquoi ? Il faut bien l’avouer, aujourd’hui encore on ne sait pas trop. Ont-ils fuis devant l’arrivée des Homo Sapiens ? La concurrence pour l’accès aux ressources alimentaires entre les deux espèces a-t-elle joué contre eux ? Est-ce que c’est le dernier réchauffement climatique, bien plus rapide que les précédents, qui a désorganisé leurs groupes ? C’est sans doute un peu de tout ça. En tout cas, on a écarté certaines hypothèses, peu crédibles aujourd’hui : celui d’un génocide des Néandertals par les Sapiens, celui d’une épidémie les tuant tous (on aurait retrouvé des traces de massacre et de maladies si cela avait été le cas), celui d’une fusion génétique entre les deux races (beaucoup trop peu de traces d’échanges dans nos ADN).

Il faut sans doute rassembler différents facteurs pour parvenir le plus proche de la vérité : les modifications du climat et de la faune, l’arrivée des Sapiens, les avancées technologiques plus rapides de ces derniers, la démographie en berne des Hommes de Néandertal… Tout cela va conduire a les faire disparaître. Les Sapiens sont désormais les seuls sur le territoire.

Il y a 12 000 ans (passage au mésolithique) le climat commence à se réchauffer (il se stabilisera, pour devenir celui que l’on connait toujours aujourd’hui, vers – 8250 ans). L’Aveyron devait alors ressembler à une gigantesque forêt majoritairement composée de pins sylvestres et de chênes, parsemée de causses. Il faut imaginer des communautés mobiles de quelques dizaines d’hommes et femmes, vivant dans des tentes l’été et s’abritant dans des grottes l’hiver. On sait aussi qu’ils domestiquaient déjà des chiens.

Hommes de Néandertal comme Sapiens ont été très peu nombreux sur les sites aveyronnais – ou alors ils n’ont pas laissé beaucoup de traces.

Premiers bergers et paysans (période néolithique)

Il y a 11 000 ans une civilisation invente l’agriculture et les premières esquisses de villes au Moyen-Orient. Sous la pression démographique ces précurseurs partent vers l’Europe coloniser de nouveaux territoires. Leur voyage dure plusieurs milliers d’années. Sur leur passage, ils fondent de nombreuses communautés de peuplement et diffusent de révolutionnaires innovations technologiques.

Un premier courant d’hommes et femmes suit le pourtours de la Méditerranée, voyageant sans doute à bord de petits bateaux, et s’installe en Italie, sud de France et Espagne. On les appelle les « Cardiaux » parce qu’ils décorent leurs poteries avec l’impression d’un coquillage nommé cardium. Ils apportent avec eux des animaux et des plantes qui n’existaient pas à l’état sauvage en Europe : des moutons et des chèvres, ainsi que du blé, de l’orge et des lentilles.

L’apport principal de ces Cardiaux dans le Sud de la France est d’avoir introduit la pratique de l’élevage (principalement de moutons). On en retrouve des traces d’abord sur les cotes, puis elle s’enfonce vers les terres. L’élevage fait souche en Aveyron 3500 ans avant J.-C. Ces Cardiaux n’ont vraisemblablement pas submergé les populations autochtones de chasseurs-cueilleurs qui vivaient déjà sur ces territoires. C’est surtout l’idée de l’élevage et de l’agriculture qui a voyagé, et des animaux et des plantes qui ont été échangés. Pourtant, les hommes aussi ont bougé ; et une étude sur des dents humaines du Néolithique ont prouvé que certains habitants de l’Aveyron en 3500 avant notre ère avaient des origines anatoliennes (actuelle Turquie).

Il est probable que les chasseurs-cueilleurs et les nouveaux arrivants se soient mélangés, jusqu’à donner naissance à une société semi sédentaire où on pratique une forme de transhumance. On habite dans des petits villages de plaine pendant l’été, et des abris en hauteur pendant l’hiver. Certaines forêts commencent doucement à être défrichées.

Au nord-est de la France la situation est très différente. Un autre courant arrive du Moyen-Orient en suivant le cours du Danube. Ceux qu’on appelle les « Rubanés » (ils produisent des poteries aux décors en rubans) arrivent en bouleversant complètement le monde des chasseurs-cueilleurs déjà présents, et alors obligés de fuir ou de s’adapter. Les Rubanés sont de véritables agriculteurs. Ils vivent dans de grandes maisons en torchis, au sein de villages rassemblant jusqu’à 200 personnes. Ils défrichent beaucoup de forêts et élèvent des boeufs et des porcs. Il est amusant de constater que dès cette période le Midi et le Nord de la France vont connaître des histoires très différentes.

En Aveyron le défrichement des forêt continue, devant la population qui s’accroit. Peu à peu les communautés se font de plus en plus sédentaires, mais l’élevage restera encore longtemps le fait de groupes semi-nomades. On couvre les causses de dolmens, une pratique rituelle d’abord apparue en Bretagne et qui s’est diffusée jusqu’au Massif Central. C’est également l’apparition des premières inégalités sociales, avec une première hiérarchie entre individus dans les villages, et même des premières guerres entre clans.

C’est cette population qui se maintiendra en Aveyron pendant plusieurs milliers d’années, « jusqu’à la conquête romaine et même au-delà ». En effet, il y aura bien des bouleversements culturels, comme avec l’influence celte, des installations d’aristocraties politiques et militaires, comme avec les Romains ou les Goths, mais il n’y aura plus par la suite d’arrivée importante d’une population.

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Classé dans Régions : histoire & sociologie

Mariages et parentés (L’Invention de la France 1)

L’Invention de la France : atlas anthropologique et politique, par Hervé Le Bras et Emmanuel Todd, Paris, Gallimard, 1981

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La France, un pays aux cents cultures

La conviction de départ de Hervé Le Bras et Emmanuel Todd est que « la nation française n’est pas un peuple mais cent ». Pour démontrer cette diversité culturelle française, ils s’attachent à cartographier ce qu’on ne fait généralement que comptabiliser et/ou historiciser. Plusieurs exemples sont possibles : le suicide, on ne se tue pas de la même façon et avec la même fréquence à Brest qu’à Toulouse ; le mariage, on ne se marie pas au même âge et avec le même écart d’âge entre époux à Metz ou à Rodez ; la folie, on n’est pas aussi fréquemment classé comme fou à Nantes qu’à Strasbourg. Et ce phénomène est vrai même si on remonte dans le temps : au 16e siècle on n’a pas du tout brûlé des sorcières partout avec la même intensité.

Autre chose : depuis la création de la 3e République, le découpage des régions entre droite et gauche aux élections est relativement stable. Si un affrontement équilibré peut se jouer à l’Assemblée, ce n’est pas le cas dans les régions. Certaines semblent presque naturellement à gauche quand d’autres ont toujours voté à droite. Les retournements de vote régionaux sont finalement assez rares.

Comment expliquer tous ces faits sinon par la prégnance de traits culturels hérités d’une histoire différente selon les régions de France ?

Golfe du Morbihan, © Jack-56 (Flickr)

Golfe du Morbihan, © Jack-56 (Flickr)

Les systèmes de parenté

Une fois ce premier point admis, il s’agit d’identifier les grands groupes culturels qui se partagent la France. Comment faire ? Comment reconnaître un peuple ? Fidèle à une approche anthropologique, Le Bras et Todd plaident pour l’étude des systèmes de parenté.

De fait une telle approche semble confirmer largement leur thèse. Je m’explique : s’il est possible d’identifier pour la majorité des pays d’Europe un type de famille bien particulier, ce n’est pas le cas pour la France. La famille allemande traditionnelle est une famille de type « famille-souche » (enfants, parents et grands-parents vivant souvent sous le même toit). En Angleterre on a plutôt une famille nucléaire (parents et enfants jusqu’à que ceux-ci se marient), et ce aussi loin que l’on regarde dans le temps. En Italie, plus encore qu’en Allemagne, la famille est large et construite autour des hommes (au couple-noyau peuvent s’ajouter des frères mariés ou non, des soeurs célibataires, des oncles, etc). En France, impossible d’identifier un tel modèle-type. En fait les auteurs nous montrent que si on procède à une analyse statistique il y a autant de différence entre une famille anglaise et une famille russe qu’entre une famille du Languedoc et une famille alsacienne.

(Attention : le bouquin date de 1981. Les auteurs se basent sur plusieurs études démographiques dont la dernière date de 1975. Jusqu’à cette date on peut trouver ces différences fortes entre régions. Il semble qu’après la France s’homogénéise – au moins en ce qui concerne le type de famille dominant – vers le modèle de la famille nucléaire, en bonne partie parce que les différentes mondes paysans et ouvriers disparaissent.)

Le Bras et Todd affirment qu’en schématisant on peut proposer une répartition des structures familiales françaises en trois classes. 1) Régions de structures nucléaires où les parents cohabitent avec leurs enfants tant que ceux-ci ne sont pas mariés, on retrouve dans ces régions un âge au mariage précoce et un taux de célibat assez faible. 2) Régions de structures complexes à mariage peu contrôlé où on a en gros un modèle de famille communautaire où les individus vivent en groupes élargis tout en conservant une certaine indépendance. 3) Régions de structures complexes à mariage contrôlé où le modèle est assez patriarcal : un chef de famille homme qui règne sur sa tribu, avec un fort taux de célibat et un âge au mariage assez élevé.

Leur répartition selon les régions s’organise ainsi :

Nucléaire

Communautaire

Patriarcal

Normandie

Ouest intérieur (Anjou, Mayenne)

Champagne

Lorraine

Orléanais

Bourgogne

Franche-Comté

Sud Ouest

Provence

Nord

Bretagne

Pays Basque

Sud du Massif Central (Aveyron, Lozère)

Savoie

Alsace

Metz -porte des allemands, © Laurent Braun 1972 (Flickr)

Metz -porte des allemands, © Laurent Braun 1972 (Flickr)

Les rapports conjugaux

Pour mieux cerner ces systèmes de parenté, les auteurs s’intéressent également au rapport hommes/femmes. Pour cela ils regardent les écarts d’âge entre maris et femmes, le taux de divorce, le pourcentage d’enfants nés hors-mariage, si la femme est inscrite au recensement comme productrice/travailleuse ou non.

Cette fois il est impossible d’identifier des groupes aux frontières assez nettes. On voit par contre se dessiner trois pôles, avec certains traits régionaux très forts, qui n’empêchent pas de vastes zones plus floues où les modèles se chevauchent. Ces trois pôles correspondent aux trois grands ensembles qu’avaient cru identifier les premiers anthropologues travaillant sur le territoire français : l’Ouest celtique, l’Est germanique, le Midi romain.

L’Ouest est un pôle égalitaire et stable. Le participation féminine au travail et aux décisions économiques est importante, l’écart d’âge entre mari et femme est faible. Par contre peu de naissances hors-mariage et de divorces. L’Est est égalitaire et instable (ou conflictuel). Si l’écart entre mari et femme est également faible, les divorces sont nombreux tout comme les enfants nés hors-mariage (qui sont toutefois reconnus, on ne parle pas ici d’abandons). Les femmes sont également écartées de la sphère économique. Le Midi est inégalitaire et stable. Fort écart d’âge entre mari et femme au bénéfice du premier (ce qui implique un glissement du statut d’épouse vers celui de fille), différenciation des rôles masculins et féminins plus fort que dans la partie nord de la France.

Plateau de l'Aubrac, © frederic.conte (Flickr)

Plateau de l’Aubrac, © frederic.conte (Flickr)

Affiner l’analyse

Cette séparation du territoire français en trois pôles celte, germanique et romain est néanmoins trop simpliste : il faut y ajouter tout un tas de micro-cultures mal définies aux origines anthropologiques et historiques encore mal comprises. Deux régions échappent particulièrement à cette typologie en trois zones.

Le Pays Basque d’abord qui se révèle culturellement assez éloigné des terres occitanes desquelles il est pourtant proche géographiquement. Énormément d’enfants y naissent hors-mariage, ce qui tranche avec tout le reste du Midi qui est assez stable de ce point de vue. Le Pays Basque est un territoire de coutume plutôt matriarcale (les hommes viennent s’installer dans la ferme de leur femme) au contraire de la Provence qui exaltent beaucoup plus les valeurs viriles. Malgré tout l’écart d’âge entre maris et femmes est important, comme dans le reste du Sud. Le système basque est donc assez original.

La Normandie ensuite qui se révèle comme une synthèse harmonieuse des modèles Est et Ouest. Fort travail féminin, comme en Bretagne, et possibilités de divorces importantes, comme dans l’ensemble germanique.

En croisant cette typologie des structures familiales et cette typologie des relations conjugales on a déjà un tableau assez fin des systèmes de parenté en France. Il nous permet de ne pas rapprocher trop rapidement des territoires qui paraissent similaires mais qui ne le sont pas.

L’Aveyron, la Bretagne et l’Alsace par exemple semblent assez proches du strict point de vue de la forme familiale. On y retrouve une famille traditionnelle large et organisée autour de la figure d’un patriarche, avec une adhésion forte au principe d’autorité et un âge au mariage élevé, surtout pour les fils. En outre, ce sont des territoires où la religion catholique est bien implantée. Si on regarde les modèles matrimoniaux il n’y a par contre plus de comparaisons possibles : en Alsace relations conflictuelles entre hommes et femmes, comme dans le reste de l’ensemble Est, en Bretagne relations égalitaires et stables et en Aveyron relations hiérarchiques au profit de l’homme et stabilité (trés peu de divorces et de naissances hors-mariage).

Clairière d'automne en Normandie, © arno1977 (Flickr)

Clairière d’automne en Normandie, © arno1977 (Flickr)

Conclusion

L’analyse des rapports entre parents et enfants puis entre hommes et femmes montrent donc que la France est un pays découpés en plusieurs espaces où l’on ne s’aime, ni se marie, ni ne vit de la même façon. Le Bras et Todd font des systèmes de parenté la clé de voute de leurs analyses mais ils montrent également que ce découpage du pays en différentes réalités restent pertinent si l’on analyse la conception de la mort, les pratiques violentes, l’alcoolisme ou encore l’attitude face au travail.

Alors que la plupart des pays d’Europe sont homogènes – anciennes tribus démesurément gonflées par mille ans d’expansion pour devenir aujourd’hui des nations –, ce n’est absolument pas le cas pour la France. Certains pays sont hétérogènes : la Yougoslavie ou l’Espagne par exemple. Mais ce sont des pays où les différentes cultures sont socialement et politiquement reconnues, où il n’y a pas d’unité linguistique et administrative.

Pays exceptionnel parce qu’il combine originalement diversité et unité, il faut comprendre la France comme une regroupement de peuples très différents qui malgré tout ont choisi de vivre ensemble.

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